Entreprendre en sortant des cadres et en abattant les murs

Entreprendre en sortant des cadres et en abattant les murs

Two men react to the news of Gustavo Petro’s victory in Colombia’s recent presidential elections. Bogotá, June 2022.

(Daniel Muñoz/AFP)

Innover dans le secteur agricole en repartant de zéro, entreprendre malgré la pauvreté, assumer un rôle de leader malgré sa condition de femme dans une société traditionaliste; partout dans le monde des personnes imaginent des solutions à des problèmes concrets.

À travers cette sixième et dernière sélection d’articles issus de nos archives, nous vous invitons à (re)découvrir des récits empreints d’ingéniosité et de résilience, des histoires édifiantes qui, non seulement, ne cèdent pas à la complaisance, mais se gardent de verser dans l’excès de pessimisme, souvent caractéristique de nos flux d’information quotidiens.

Dans les camps de réfugiés au Liban, les femmes défient les rôles traditionnels en assumant celui de leaders communautaires

Par Ethel Bonet

Photo: Ethel Bonet

Hind Al Ahamad est une femme qui déborde d’énergie et d’initiative. Elle a chargé les jeunes filles et garçons du camp de balayer et de ramasser les détritus à l’entrée des tentes. Hind est l’une des premières femmes shawish, un terme masculin servant à désigner les personnes qui gèrent les camps de réfugiés au Liban, une fonction traditionnellement réservée aux hommes. Cependant, compte tenu de la profonde crise économique que traverse le Liban, on assiste à une redistribution des rôles au sein des communautés de réfugiés, où les femmes sont de plus en plus nombreuses à occuper des postes de responsabilité et de direction.

Pour Hind, le chemin qui l’a menée là où elle se trouve aujourd’hui n’a pas été des plus faciles. Elle s’est vue soumise à une pression d’autant plus forte que jusqu’en 2018, aucune femme n’avait été cheffe de camp dans la vallée de la Bekaa, dans l’est du Liban, où sont concentrés la plupart des réfugiés. Elle a tout d’abord dû obtenir l’accord et le soutien de son mari, qui travaille sur le continent africain (étant donné le manque d’opportunités au Liban). Ensuite, elle a dû gagner le respect de la communauté des réfugiés, qui obéit à une structure tribale, ce qui sous-entend l’appartenance à la famille et la soumission au chef, qui est toujours un homme. « Comme mon mari est absent, c’est mon fils aîné qui doit donner son accord ».

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En RD-Congo, la production de serviettes menstruelles réutilisables améliore l’hygiène et l’autonomisation des femmes

Par Moïse Makangara

Photo: Moïse Makangara

En RDC , l’accès aux serviettes hygiéniques demeure un casse-tête pour les femmes. D’après un sondage de U-report, 31 % de personnes interrogées, ont estimé que le manque d’argent était la principale difficulté qu’elles rencontraient pendant leurs règles. Pour le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). « L’accès limité à des moyens sécurisés de gérer son hygiène menstruelle et aux médicaments contre les douleurs limitent les opportunités professionnelles des femmes et filles. »

Désireuse d’améliorer les conditions des femmes, Uwezo Afrika Initiative distribue ses serviettes hygiéniques dans les écoles, les orphelinats et les familles à faibles revenus. « Lorsqu’elles sont surprises par leurs règles à l’école, beaucoup de filles sont obligées de rentrer à la maison et ne reviennent plus à l’école jusqu’à la fin des règles. Grâce à notre solution, ces filles peuvent tenir toute une journée ».

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« Fiers d’être Rom » : une nouvelle génération contre l’antitsiganisme

Par María José Carmona

Photo: Mil Duquelas

Paula est embauchée par téléphone pour travailler dans un restaurant. Le premier jour se passe bien. Malgré la difficulté du travail, elle s’acquitte de sa tâche avec assurance. À la fin de la journée, le gérant du magasin s’approche d’elle et lui pose une question inattendue : « Est-ce que tu es Rom ? ». On ne l’a plus jamais rappelée. Cet événement a été dénoncé il y a quelques mois à Madrid comme étant un cas patent de discrimination. Parce que si Paula avait répondu « non » à cette question, elle aurait probablement gardé son emploi. Parce que cette question n’aurait jamais dû être posée.

Le fait de rejeter une personne uniquement parce qu’elle est Rom ou qu’elle ait « un air rom » porte un nom : l’antitsiganisme. Une forme de racisme qui, selon la définition donnée en 2011 par la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), vise spécifiquement les Roms, Tsiganes ou Gitans, selon les appellations données. En Europe, où ils constituent désormais la plus grande minorité ethnique avec un total de 10 à 12 millions de personnes, un Rom sur trois déclare avoir été victime de harcèlement ou de discrimination au cours de l’année écoulée.

À l’instar de tous les racismes, l’antitsiganisme est alimenté par des peurs et des préjugés fondés sur une supposée « supériorité de la race », mais, contrairement aux autres, l’antitsiganisme reste un racisme toléré.

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La mutation du monde agricole en Asie du Sud-Est, sous l’influence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs locaux formés à l’université

Par Ana Salvá

Photo: Fargreen

Lorsqu’elle était plus jeune, Trang Thi Khanh Trang, Vietnamienne de 34 ans, n’imaginait pas se lancer dans l’agriculture un jour, pourtant, c’est sa passion pour l’environnement (qui s’est traduite plus tard par un projet de développement durable) qui l’a incitée à se lancer dans ce secteur d’activité. Plus au sud, l’Indonésienne Audria Evelinn, 28 ans, s’efforce d’améliorer le système alimentaire local dans son pays. Pour sa part, après avoir pris sa retraite, Tosca Santoso, 57 ans, s’est engagé dans un projet de reforestation et de culture du café.

En Asie, comme en Europe, de nombreux jeunes et professionnels plus âgés issus de divers secteurs, qui ont fait des études universitaires parfois jusqu’au master retournent à leurs racines pour créer des projets à même d’aider l’environnement et de soutenir les communautés locales.

Une tendance qui, selon James Chin, directeur de l’Institut de l’Asie à l’Université de Tasmanie en Australie, n’est pas exclusive à cette région, mais est courante « dans les pays où les revenus sont décents et où existe une nouvelle classe moyenne qui permet aux jeunes d’obtenir une meilleure éducation ».

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Cinq leçons du « rêve » de Martin Luther King transposables à la lutte mondiale pour des salaires décents aujourd’hui

Par Ruth Vermeulen

Photo: (AFP)

OPINION | Lorsqu’il a prononcé son célèbre discours « I Have a Dream » à l’occasion de la Marche sur Washington pour l’emploi et la liberté, en 1963, Martin Luther King aspirait à un monde où les gens seraient véritablement à mêmes de connaître la justice raciale, économique et sociale. Un monde où tous les travailleurs auraient accès à un emploi décent permettant aux familles et aux communautés de vivre dans la dignité et le respect.

Mais en quoi l’ « évangile social » de MLK est-il pertinent au regard de l’agenda actuel des entreprises et des droits humains ? Quelles leçons MLK peut-il nous apprendre pour nous aider à réaliser l’objectif d’un salaire vital dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, de même que celui de la justice économique et raciale aux États-Unis et au-delà ?

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This article has been translated from Spanish by Salman Yunus